Pour réussir un beau cinemagraph, misez sur le scénario !

Cinemagraph de roseaux par Johan Blomström
© Johan Blomström

Le cinemagraph ? La version zen et arty du GIF animé. Il pourrait bien devenir incontournable sur le web, et le must, c’est qu’il est facile à concevoir. A condition, comme toujours, d’un scénario bien pensé… Le blog des Ecritures Numériques vous aide à réussir un beau cinemagraph, voici nos conseils !

 

Vous avez sans doute déjà vu des jolis GIF sur la toile. Des GIF qui, étonnamment, ne bougeaient pas beaucoup. Dont l’image était presque entièrement figée, avec seulement un élément qui s’animait, répété à l’infini. Leur univers poétique et décalé vous a interpellé.

C’était des cinemagraphs.

Plus soigné et moins potache que son cousin le GIF de forum, le cinemagraph a déjà séduit des artistes par sa dimension onirique, comme le Français François Sola remarqué notamment pour sa superbe mise en image du métro de Lyon dans le projet Métrologif.

Metrologif de François Sola

© François Sola

Ce média a également un beau potentiel dans le domaine du marketing émotionnel. Un petit moment de poésie subtil offert à l’internaute a sans doute plus de chance aujourd’hui de marquer les esprits qu’une horripilante publicité invasive. Les mises en scène fashion de Kevin Burg et Jamie Beck, les créateurs du cinemagraph, en sont un bon exemple.
Pour planter le décor, signalons qu’en octobre 2015 la start-up canadienne Flixel a annoncé une levée de capital de 2,2 millions de dollars pour booster son application destinée à créer facilement des cinemagraphs sur iPhone et iPad. Un signe d’engouement supplémentaire pour ce petit média léger, sympa et original qui titille l’imagination.

 

Le cinemagraph, un média zen, pratique et léger

Le cinemagraph peut devenir le nouveau meilleur ami du marketeur. Son principal atout ? Sa simplicité !

Cinemagraph d'une ombre qui marche par Cinemagraph Expert

© Cinemagraph Expert

Facile à partager. Son format .gif, compatible avec tous les navigateurs et mobiles, en fait un support facile à partager sur les réseaux sociaux, blogs, sites web… le Saint-Graal pour un community manager !

Animé… Le contenu se déclenche automatiquement, sans nécessiter une action de la part de l’internaute.

… mais pas invasif. Seule une petite partie de l’image est animée, ce qui crée une sensation de calme par rapport au GIF ou à la vidéo.

Accessible. Restons très pragmatique : pour réussir un beau cinemagraph, le budget nécessaire est généralement en deçà du coût de production d’une vidéo.

 

La clé pour réussir un beau cinemagraph : le scénario

Les présentations étant faites, précisons qu’il convient tout de même de respecter quelques règles pour éviter que votre petit bijou animé ne se transforme en GIF épileptique.

Le secret d’une bonne histoire : scénariser, encore et toujours ! D’un point de vue technique, réussir un beau cinemagraph peut être assez simple (voir en fin d’article). Mais c’est la pertinence de votre mise en scène qui fera toute la différence.

Réfléchissez à vos objectifs. L’impression d’infini que produit le cinemagraph ne répond pas à tous les types de projets. Magique, mystérieux, le cinemagraph peut aussi avoir un côté dérangeant.

Cinemagraph Metrologif

© François Sola

Jouez sur le contraste. Votre cinemagraph ne rendra rien si vous n’avez pas figé un autre élément dans l’image. Plus cet élément figé sera suposé être en mouvement (véhicule, piéton, vagues, etc.), plus le contraste sera saisissant. Sans ce contrepoint à l’action, vous obtiendrez juste… un GIF très banal.

Bouclez-le. Pour réussir un beau cinemagraph, tout est dans la boucle. L’animation doit se répéter à l’infini en revenant à son point de départ de manière fluide. Anticipez cette contrainte dès le scénario pour pouvoir être précis lors de la captation.

Cinemagraph de Kitchen Ghosts
Daria Khorochavina et Olga Kolesnikova ont utilisé le cinemagraph pour illustrer superbement leur site de recettes de cuisine, Kitchen Ghosts. Elles évoquent ce problème de boucle : « Il y a beaucoup de difficultés, bien sûr. Chaque plan a des « éléments mobiles » — on arrose, on verse, on remue, rien n’est accidentel. À chaque fois, il faut que ça bouge d’une certaine manière, donc il faut faire plein de prises ». Entrevue à lire sur le site http://fr.rbth.com.

© Kitchen Ghosts

Comment faire un cinemagraph ?

Ça y est, vous avez trouvé l’idée du siècle ? C’est parti, on lance le shooting !

Armez-vous d’un trépied, d’une caméra et d’un sujet bien choisi. Qu’il soit humain, végétal ou en plastique, retenez bien que votre sujet doit s’animer dans un mouvement qui revient à son point de départ. Pour débuter dans l’art du cinemagraph, vous pouvez opter par exemple pour un sujet simple comme de l’eau ou de la fumée, dont le mouvement aléatoire sera facile à boucler. Il vous faudra sans doute plusieurs prises pour obtenir l’effet escompté et réussir un beau cinemagraph.

Pour la post-production, c’est sur votre ordinateur ou tablette que ça se passe. Deux options s’offrent à vous :

  1. Vous avez l’âme créative ? Créez vous-même votre cinemagraph sur Photoshop avec un bon tutoriel.
  2. Vous pouvez également utiliser des outils payants qui feront automatiquement vos boucles, comme Cinemagraph Pro ou Clipets.

Cet article vous a donné envie de créer votre premier cinemagraph ? Postez le résultat dans les commentaires !

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